La naissance d'une passionJ'ai toujours eu des chiens. Chez mes parents déjà, nous avions une chienne. Mes grands-parents avaient un chien... Evidemment, ce qui devait arriver arriva. Un jour, en rentrant de l'école ma mère me dit "va voir à la cave !" et là, je trouve notre chienne en train de mettre au monde ses petits : 2 mâles et une femelle.. Du "100% bâtard" ! Elle qui avait son caractère et la dent facile m'accorde sa confiance et alors que les petits têtent, je suis allongée près d'elle dans le panier. De suite, quelque chose de spécial se passe avec le premier de la portée, le "gros patapouf" qui met la patte dans sa gamelle au lieu de manger, le moins dégourdi des 3... Pacha ! Ne pouvant garder tout le monde, la maman et l'autre mâle sont ramenés chez l'éleveuse et la femelle confiée à un chasseur... Pacha, lui, reste chez nous et c'est le début d'une grande histoire d'amour et de complicité. Ce chien m'accompagnera toute mon adolescence, il sera mon confident et mon ami le plus précieux. Hélas un jour, la vieillesse le rattrappe et mes parents doivent l'amener chez le vétérinaire... Suivant des études à Toulouse, je ne serai pas là et j'ai toujours regretté de n'avoir pas pu l'accompagner jusqu'au bout. J'ai mis 2 ans avant de craquer... J'ai eu un hamster entre temps mais rien n'y fait... Et puis un jour de 1995, je craque. J'ai déjà repéré la race que je veux : ce sera un cavalier king charles blenheim : il a les mêmes "lunettes" que mon Pacha en marron au lieu de noir et il est plus petit, donc plus compatible avec ma vie étudiante et mon petit appart. C'est par hazard que je vais rencontrer cette race lors d'un reportage dans "30 millions d'amis" et c'est un véritable coup de foudre. C'est ainsi que Loulou entre dans ma vie. P'tit père au grand coeur, il est un peu mon bébé... Et je fais avec lui les erreurs classiques d'éducation qu'on commet en général avec son premier chien : je lui passe beaucoup de choses, il dort avec moi comme ça, lorsqu'il se réveille et qu'il a besoin de sortir, il me réveille, ce qui m'évite d'avoir à ramasser le lendemain, il me suit partout... Et puis avec lui, je découvre l'agility !... Et là, je suis victime d'un virus !.. Impossible de s'en débarrasser ! :-) Et puis j'apprends aussi ce qu'est un chien, je deviens monitrice 1er degré. J'achète mon second CKC en 1997, il s'appelle Nibble et est tricolore. Le temps passe et la vieillesse rattrappe Loulou à son tour. Victime d'un problème cardiaque propre à la race, il a son premier oedème pulmonaire en juillet 2003. Il ne fait plus d'agility, Nibble non plus car lui a une hernie discale... Mais je ne peux pas rester sans faire d'agility... Mon mari comprend ma détresse et ensemble, nous choisissons un nouveau chien (trop d'ennuis de santé avec le CKC, nous ne nous sentons pas la force de retenter la chance. Loulou agonise chaque jour d'avantage et nous sommes impuissants à le soulager de façon durable. C'est une véritable torture quotidienne et c'est psychologiquement très dur à vivre) C'est le hazard et "30 millions d'amis" encore une fois qui mettent le spitz-loup sur notre route. Mon mari regarde un reportage et la démarche d'un chien attire son attention. Nous envoyons un e-mail à la rédaction pour savoir de quelle race il s'agit : "c'est un croisé spitz allemand" Ooh !... Pour moi, le spitz allemand, c'est le "petit machin marron" qui trottine derrière sa maîtresse snob... Beurk ! C'est pô un chien, ça :-) Mais mon mari persévère, se renseigne (vive internet !) et trouve des photos... Il y en a particulièrement 2 qui nous font craquer et ont raison de mes dernières réticences : Uzo van't Kleineberghof ainsi que Kissloup Et puis il y a la description qu'en fait Joëlle : " Communiquant et espiègle.... J'ai entendu affirmer par des dresseurs professionnels que le spitz-loup est "impossible à dresser". Tout à fait surprenant pour un chien qui réalise des merveilles en agility, n'est-ce-pas? Comme malgré tout, c'est un chien, et vous êtes l'humain, c'est à vous qu'il appartient de faire 99% du travail, et d'inverser la proposition pour la transformer en "si tu fais ca, je suis content" Mais il reste un détail qui a son importance: Le Spitz-loup est un chien espiègle. Mais... tout est drôle pour un Spitz-loup !!!" ..? Comment résister ? :-) Petite recherche sur internet et la chance nous sourit (enfin... me sourit, mon mari aurait préféré que ça prenne un peu plus de temps :-) : une éleveuse a encore des chiots disponibles et l'un d'entre eux semble avoir des prédispositions pour l'agility... Il s'appelle Ursa Wellington Of Bloom White. Certes, elle habite loin mais ça tombe bien, j'ai une formation professionnelle pas si loin que ça le mois suivant ! C'est ainsi que Well fait son apparition chez nous ! Il grandit, progresse et finit de me conquérir. Loulou a entre temps passé le pont de l'arc en ciel mais il a eu le temps de transmettre certains traits de caractère à Well. Nous faisons quelques expositions de beauté qui me confortent dans l'idée que Well est un beau chien. Il y a très peu d'élevages et de spitz-loup en France, le patrimoine génétique est donc limité. Il serait dommage pour la race de ne pas profiter des qualités de mon Well... Mais c'est à double tranchant !.. Comme il y en a peu, il y a des risques de consanguinité qui, si elle peut permettre de fixer de bons critères ne manque pas de fixer également les problèmes !.. Donc prudence ! C'est ainsi qu'avec l'aide de plusieurs éleveuses et une étude attentive des pedigrees, mon choix se porte sur une lignée totalement différente pour acquérir ma première femelle et concrétiser mon projet : elle s'appelle Engel van't Kezenhoeveke et fidèle à ses origines belges, la demoiselle arrive en courant dès qu'on débouche une bière ! La suite, je vous invite à la vivre avec nous au fil de ces pages ! Webdesign Coin-Web - Hébergement - Protection email |